Réflexions & Méditations

La vraie vie

Si tu ne sais pas courir, nager, sauter, coucher sur la dure, te contenter d’un repas frugal arrosé d’eau tu seras toujours incomplet. Et tu verras pâlir ton rêve d’être un homme. La tiédeur est ta pire ennemie : on en meurt.

Pour devenir un caractère bien trempé, il faut atteindre à l’équilibre. Prends-en les moyens. Si tu sais vaincre ta peur du froid, de l’inconfort, de la soif, de la faim, si tu prends la piste en chantant, riant d’avance de tes mésaventure, tu briseras la tyrannie de la Masse, tu échapperas à la pesanteur du chien de plomb que tu as manqué d’être. Si tu acquiers l’habitude de te lever d’un bond, de faire quelques minutes d’exercice, de te plonger dans l’eau froide, tu te sentiras plus heureux : ta liberté consiste à obéir aux lois de ton être. C’est par mille choix quotidien que ta personnalité prendra son sens de marche. La VRAIE VIE, c’est de se créer chaque jour soi-même, de se connaître comme une tranchée de départ et de savoir en sortir.

Tu vas vers un haut lieu que l’on doit prendre à l’abordage : « il n’y a que les violents qui gagnent », disait le Christ. Pour penser clair, il faut un cerveau sain, irrigué d’un sang riche en oxygène. Pour entendre le message, il faut une oreille exercée. Pour servir, il faut un bras vigoureux. C’est grâce à ton engagement physique  que ton âme pourra jouer son rôle, qui est de réaliser ton unité d’être vivant. Parce que tu auras su forcer ton corps à se hausser jusqu’à ton âme, tu ne seras plus un être tiraillé, disloqué. Tu deviendras un homme d’une seule pièce, sans duplicité, sans cassure. Et tu comprendras quel est le prix que doit avoir aux yeux de Dieu, un corps qui s’oblige à se tenir bien droit dans la prière.

Éclatante valeur du témoignage apporté par la chair à l’esprit ! Les Martyrs ? Ce n’est pas fini. L’épreuve du feu, du fer et des lions est remplacée par celle de la vigilance et du désert…

Athlète du Christ, telle est ta vocation ! L’enjeu est toujours le même et la règle du combat ne saurait changer.

 

-- Perig Géraud-Keraod

N'ayez pas peur !

“Ne vous contentez pas d’une vie médiocre, sans élan vers un idéal, visant seulement à atteindre des bénéfices individuels immédiats.”

 

“Résistez à la tentation de la médiocrité et du conformisme.”

 

“Je rappelle (...) que de petits objectifs ne satisferont jamais la soif de bonheur et de plénitude renfermée dans votre coeur.”

 

“N’ayez pas peur de l’engagement et du sacrifice qui exigent aujourd’hui un grand investissement de forces, mais qui sont la garantie du succès de demain.”

JPII

- Aux jeunes participant au XXXVème congrès universitaire international « UNIV 2002″, 25 mars 2002.

- Messe en préparation de Noël pour les étudiants des Universités romaines, 11 décembre 2001.

- Regina Celi – Solennité de Pentecôte, Rijeka, 8 juin 2003.

- Visite pastorale au Kazakhstan – Rencontre avec les jeunes dans l’ »Aula Magna » de l’Université Eurasia à Astana, 23 septembre 2001.

Apprenez à écouter dans le silence

"Chers amis, vous ressentez qu’aucune réalité terrestre ne peut vous satisfaire pleinement. Vous êtes conscients que l’ouverture au monde n’est pas suffisante pour combler votre soif de vie et que la liberté et la paix ne peuvent venir que d’un Autre, infiniment plus grand et pourtant familièrement proche de vous.

Sachez reconnaître que vous n’êtes pas patrons de vous-mêmes et ouvrez-vous à Celui qui vous a créés par amour et veut faire de vous des personnes dignes, libres et belles. Je vous encourage dans cette attitude d’ouverture confiante : apprenez à écouter dans le silence la voix de Dieu, qui parle au plus profond de chacun ; apportez des bases solides et sûres à la construction de l’édifice de votre vie ; n’ayez pas peur de l’engagement et du sacrifice qui exigent aujourd’hui un grand investissement de forces, mais qui sont la garantie du succès de demain. Découvrez la vérité sur vous-mêmes, et de nouveaux horizons ne cesseront de s’ouvrir à vous."

     

-Jean-Paul II, Visite pastorale au Kazakhstan – 23 septembre 2001

Prière à Notre Dame du raid

Ô Notre-Dame, dans votre immense sollicitude,

Accompagnez-moi, guidez-moi, protégez-moi, veillez sur moi, aidez-moi à passer au travers des difficultés tout au long de ce raid !

Donnez-moi la grâce de le vivre avec pauvreté et simplicité, afin que je puisse voir dans chaque parcelle de la nature qui m’entoure, l’Oeuvre parfaite et inégalable de Votre Divin Fils.

O Marie ma Mère, rappelez-moi sans cesse le sens du raid, pour que je n’oublie jamais que sans la prière, il n’est pas.

Rappelez-moi sans cesse le sens de ma Promesse, rappelez-moi sans cesse le sens de notre devise.

Soutenez-moi lorsqu’il devient difficile, lorsque reprend l’héroïque quotidien, de ne pas manquer à son devoir missionnaire de Scout et de Chrétien ;

Que beaucoup encore viennent à vous, Ô Notre-Dame des Eclaireurs.

Ô Marie, Etoile de mon raid, Etoile de ma vie, celle qui toujours doit guider le raider, Entendez les humbles prières que dans l’effort je fais monter vers Vous, et daignez les exaucer. `

Amen.

D'Emmanuel, 5412

Prière d'un guide

Seigneur Jésus,

Toi qui as fait un si long déplacement d’auprès du Père pour venir planter ta tente parmi nous ;

Toi qui es né au hasard d’un voyage, et as couru toutes les routes, 

celle de l’exil, celle des pèlerinages, celle de la prédication :

tire-moi de mon égoïsme et de mon confort, fais de moi un pèlerin.

 

Seigneur Jésus,

Toi qui as pris si souvent le chemin de la montagne,

pour trouver le silence, retrouver le Père ;

pour enseigner tes apôtres, proclamer les béatitudes ;

pour offrir ton sacrifice, envoyer tes apôtres, et faire retour au Père ;

A l’exemple de saint Bernard, j’ai à écouter ta parole,

j’ai à me laisser ébranler par ton amour.

 

Sans cesse tenté de vivre tranquille,

Tu me demandes de risquer ma vie,

comme Abraham, dans un acte de foi.

Sans cesse tenté de m’installer,

Tu me demandes de marcher en espérance vers Toi le plus haut sommet dans la gloire du Père.

 

Créé par amour, pour aimer, fais, Seigneur, que je marche, que je monte, par les sommets vers Toi, 

avec toute ma vie, avec tous mes frères, avec toute la création, dans l’audace et l’adoration.

 

Amen.

 

Patrick Gabarrou, guide de haute montagne

Raider, c'est...

Raider ce n'est pas la "Nouvelle Star" : on n'est pas candidat parce qu'on est déjà un chic type qui veut un pin's.

Raider c'est la "Star Academy" : on est candidat parce qu'on est un humble cloporte qui essaie de devenir un chic type.

Commencez maintenant !

Jusqu’à ce que l’on s’engage, il y a de l’hésitation, la possibilité d’abandonner, toujours l’inefficacité. Dans tous les actes relatifs à l’initiative (et à la création) réside une vérité élémentaire dont l’ignorance fait échouer une quantité innombrable d’idées et de splendides projets : à partir du moment où l’on s’engage définitivement et de tout son être, alors la providence avance aussi. Toutes sortes de choses surviennent pour nous aider qui ne se seraient jamais produites autrement. Tout un courant d’événements naissant de cette décision jaillissent en sa faveur par des péripéties ou des rencontres, toutes de manières imprévues, ainsi qu’une assistance matérielle qu’aucun homme ne peut rêver. J’ai acquis le plus profond respect pour ce couplet: “Quoi que vous fassiez ou rêviez de faire, commencez-le. La qualité primordiale de l’audace est son génie, sa puissance et sa magie.” Commencez maintenant !

 

William Hutchinson Murray: The Scottish Himalayan Expedition (1951)

"Un bon soldat"

« Ni la mission confiée, ni même le charisme donné ne font d’un soldat « un bon soldat ». La vocation authentique d’un homme ne s’incarne qu’en y actuant ses vertus. Parmi celles-ci, le courage… une vertu presque physique. Un homme, fut-il gratifié d’un charisme, devra toujours pour l’exercer actuer sa vertu de courage. Le charisme du célibat consacré du moine ne le dispense pas du courage de la chasteté. La vocation du mariage ne dispense pas du courage de la fidélité. Le charisme du martyre ne le dispense pas du courage de la vérité. Le charisme des soldats de crise ne les dispense pas du courage d’obéir avec intelligence, jusqu’au sacrifice suprême parfois. »

 

Frère Marie-Angel Carré,

Gyrophare éthique pour soldats de crise

Être Jeune

La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,
lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

D’après Général Mac Arthur 1945

Réflexions autour du ceinturon

D’un geste vif nous avons bouclé le ceinturon, et nous voilà prêts à partir.

En attachant cette fermeture, comme dans un cliquetis d’armure, voici fermement fixée la Croix, au centre de mon uniforme. Croix de promesse que l’on porte fièrement, croix du ceinturon pour « garder les reins ceints ».
Accrochage rapide que l’on boucle, presque sans y penser, et nous voici debout, prêts à partir, toujours prêts à répondre à l’appel, « semper parati ». Boucler son ceinturon avant de prendre la route est un geste rapide, qui se fait debout. Geste viril exprimant la volonté de se mettre en marche. Nous sommes prêts à partir, à démarrer notre journée comme une mission.

Maintenez, Seigneur, nos âmes toujours prêtes à se lancer à votre suite, à reprendre la route avec la même vaillance tous les matins.

Soutenez constant notre effort, par le secours de votre sainte grâce, en nous gardant de nous même, de notre lâcheté, de notre paresse, de toute faiblesse et du relâchement, ne fut-ce qu’un court instant. « Sanglez nos chairs dans les cuirasses ». Les reins ceints, nous resterons debout là où vous nous faites la grâce d’être appelé à servir. « Je suis faible, Tu m’aimes : je maintiendrai. »

Un ceinturon ce n’est pas de molles bretelles, larges, élastiques, retenant avec peine le poids d’un vêtement qui tire vers le bas. Non, Seigneur, nous préférons cet accrochage bien net de la courroie qui enserre la taille.

Le scout est maître de soi : « garde les reins ceints et sois vigilant. » Les reins sont aussi le symbole de ce bouillonnement de forces qui montent avec la jeunesse, vives comme sève au printemps. Forces de Vie, qui est œuvre de Dieu, à respecter comme sacrée. Mon ceinturon est comme la rude discipline des moines, la solide courroie des pauvres soldats du Christ. Celle que l’on peut serrer d’un cran aux jours de privation et qui – témoin de ma ligne – trahirait tout épaississement… Il fait tout le tour de ma petite personne, ce ceinturon de rien du tout... Moi qui m’imagine si important, moi si gonflé de vanités, au fond, je n’ai guère plus de volume que celle de cette simple courroie de cuir !

On y accroche aussi souvent d’autres petites affaires, à ce ceinturon. C’est comme une référence, un pôle stable, auquel se rattache ce à quoi l’on tient, et qu’on ne veut pas perdre... Et on y trouve facilement un dizainier accroché, tel un chapelet en poche. Un dizainier, comme son couteau : des outils, des armes, qu’il faut avoir toujours sous la main !

Puisque ce sont des Routiers scouts, avec le Père Doncoeur qui ont fabriqué ces « premiers anneaux scouts » ; n’abandonnons jamais ce dizainier, même en déposant l'uniforme ; toujours en poche, jamais lâché, toujours prêt à servir. Le ceinturon bouclé est bien le signe des voyageurs qui accrochaient leur tunique flottante avant de prendre la route. « Estote parati » ! Soyez Prêts : « Gardez vos reins ceints et vos lampes allumées » disiez-vous aux disciples sur la Route. Et c’est ainsi que vous aviez donné ordre au peuple élu d’être sur le Départ, avant de traverser la mer Rouge. Toute Pâque est un passage et c’est sur la route pascale que vous avez éclairé les routiers d’Emmaüs.

Avec Vous nous irons jusqu’au bout, jusqu’au bout du jour, quand ce sera l’heure de répéter « Restez avec nous, Seigneur, car il se fait tard »... Repos ailleurs, repos plus tard, au jour que vous avez choisi, quand nous aurons mérité enfin la halte de l’éternité, dans le camp du repos et de la joie.

                                               Père Hervé Tabourin
Source : http://troupe-3eme-portmarly.blogspot.fr

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