Prière du soir du Bx. P. Sevin

Une super prière à dire chaque soir ou bien à donner à sa patrouille !
Approuvée par le Bienheureux Père Jacques Sevin.

***

Seigneur Jésus, qui avez dit « Les renards ont leurs tanières, mais le Fils de l'Homme n'a pas où reposer la tête » et qui durant les jours de Votre ministère, n'avez souvent dormi, que sous abris de toile ou de branchages, demeurez avec nous car il se fait tard et la nuit est là.
Visitez nos cœurs et nos chambres, Seigneur, détournez-en les embûches de l'ennemi. Que Vos saints anges y montent la garde et nous permettent de reposer en paix, sous les étoiles qui nous parlent de Votre gloire.

Et que Votre bénédiction s’étende sur nous, toujours, Ô Vous qui régnez dans les siècles des siècles.

Amen.

Source :

http://groupe-st-raphael.over-blog.org/pages/Les_prieres_du_scoutisme-1078087.html

http://fr.scoutwiki.org/Pri%C3%A8re_du_Soir

http://sgdfdourdan.fr/pionniers-caravelles/camps/quelques-prieres-du-camp/

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Veillée de promesse

Voici une méditation personnel sur le sens de la promesse scoute, n'hésitez pas à la retravailler pour aider vos gars lors de cet engagement.
Réfléchissez aussi sur le sens de votre propre promesse et son lien avec votre (futur) engagement Raider.

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Cher frère scout, demain tu prononceras ta promesse.
La promesse est un engagement d’adulte. Et à un adulte on demande de réfléchir. C’est pourquoi tu as préparé deux méditations. Elles donnent du poids à ton engagement comme la distance parcourue donne du poids aux pèlerinages. Elles t’obligent à mettre en mouvement ta raison sur le sens de la promesse scoute. Elles te préparent à la promesse comme on selle son cheval pour le combat.
Au delà de ton engagement personnel, c’est toute la troupe, réunie autours de toi ce soir qui se doit de méditer sur l’engagement que beaucoup d’entre nous avons déjà pris, et que certains autres prendrons bientôt. Tes paroles doivent résonner dans nos cœur comme résonne les cloches de l’Angélus qui appelle trois fois par jour les fidèles à la prière.

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La promesse est un engagement personnel. Demain tu seras seul face à Dieu et face à la troupe. L’idéal scout est exigeant, c’est vrai. Et il l’est d’autant plus qu’il doit se vivre au contact des autres. Des autres scouts de ta patrouille, de ta troupe mais aussi des autres garçons de ton âge, de ta famille, bref, l’idéal scout se vit au contact des Hommes.
De nombreux jeunes t’ont précédés dans cet engagement, et de nombreux autres te suivront. Regarde le salut scout : le pouce protège l’auriculaire. Le fort protège le faible. Alors oui, la promesse est un engagement personnel, mais elle se prononce avec l’accord de la CDH et avec l’appuie de ton CP, de ta patrouille, de ta troupe.
Puisque tu veux accorder ta vie aux les articles de notre loi, toutes la troupe est là pour t’y aider. Demain, tu prêteras également allégeance à ton CP. Ecoutons maintenant sa reflexion.

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« Sur mon honneur et avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Église, ma Patrie et l’Europe, à aider mon prochain en toutes circonstances et à observer la loi Scoute ».

Sur mon honneur

Qu’est-ce que l’honneur ? L’Honneur !
Comme beaucoup d’autres mots, l’honneur a perdu son sens, il s’est affadi. C’est pourtant un mot qui fait résonner les armes des chevaliers et les chapelles des moines d’une façon nouvelle.
Un mot qui appelle au don total de soi.
Un mot qui se revêt des atours de la noblesse.
La Noblesse ?
Oui, de la noblesse.
Mais pas cette noblesse de robes et de châteaux.
Ce mot n’est pas celui de la noblesse du sang reçu mais de celle du sang donné.
Il n’est pas celui des rêves de nos princesses de petites sœurs mais celui des hommes qui se sont battu pour les défendre, pour défendre tous leurs frères au mépris de leur vie.
Alors, quand, demain, tu porteras ta main au dessus de notre Étendard.
Alors, vous tous, quand, chaque jour, vous lèverez la main droite.
Alors, pensez à ce mot.
Pensez à vos trois doigts dressés comme nos trois Vertus chevillées dans nos cœurs : Franchise, Dévouement, Purté.
Pensez à votre pouce posé sur votre auriculaire comme notre corps devant le faible pour le protéger sans l’écraser.
Pensez à notre loi et notre promesse.
Pensez et rappelez vous.
Rappelez-vous que vous êtes une nouvelle noblesse, celle du sang offert, versé, pour nos frères.
Rappelez-vous que vous faites partis d’une chevalerie nouvelle, celle du Cœur.
Nous serons alors réellement membre de la grande Fraternité Scoute.
A la Grâce de Dieu.

L’honneur c’est la vertu principale de l’excellence scoute.
Vous êtes surpris, car vous auriez pensé plus importants la générosité, l'amour du prochain, la patience, le dévouement, l'obéissance, que sais-je encore, toutes ces belles qualités que nous devons déployer dans la vie de camp et dans notre vie tout court pour qu'elle soit réussie.
Et bien, non ! Car vous pouvez pratiquer de telles vertus pour des raisons qui ne font pas appel à l'honneur : le scout peut par exemple, agir pour plaire aux autres, pour avoir leur affection ou leur estime, pour la récompense et beaucoup d'autres motifs semblables comme se faire plaisir à lui-même.
Pour être scout, il faut d'abord être une âme libre qui ne cherche à plaire qu'à Dieu sans s'occuper des conséquences, qui va droit, sans peur et sans reproches.

Le premier article de notre loi le rappelle : Le scout met son honneur à mériter confiance. Ton honneur, cher frère scout, c’est la seule garantie valable que tu peux proposer à tes autres frères. Après ta promesse tu devras mettre en pratique cet article et devenir un membre de la troupe « digne de confiance », puisque tu n’auras jamais trahit ton honneur. Il ne s’agit pas de garder les plus gros secret des hommes ou de s’acharner pour une cause perdue mais la vie est faite de petits serments (la ponctualité, la parole donnée…) que tu ne dois pas trahir. Rappelles toi de la parabole des Talents « En peu de chose tu as été fidèle, sur beaucoup de t’établirais, entre dans la joie de ton maitre. »

Avec la grâce de Dieu

Demain avant ta promesse, tu demanderas la bénédiction du prêtre, et par lui c’est Dieu qui te bénira. Sans la foi, l’engagement de la promesse est certes chevaleresque, mais stérile. Et c’est une corruption de notre monde de penser que Dieu est une « option » à notre vie, qu’il suffit d’être un homme bon, vertueux, partisans de l’amitié entre les hommes. Mais le chevalier qui part en croisade avec les autres sans réel désir de servir Dieu n’est pas un chevalier. C’est un mercenaire. Et les mercenaires sont payés par ne maître et s’en retourne chez eux, ils n’entre pas dans la Joie de leur Seigneur.
Ecoutons le bienheureux père Sevin, fondateur du scoutisme Français
Tu es mon ami, non plus mon serviteur : mon ami parce que je t’ai fait connaître plus qu’à d’autres les secrets de mon Père. Tout ce que tu as, tu l’as reçu de moi. Tout ce que tu es, tu l’es pour moi. Ce n’est pas toi qui m’as choisi pour Dieu, c’est moi qui t’ai choisi. J’ai choisi ton âme entre toutes les âmes possibles et qui n’existeront jamais ; je l’ai créée et je lui ai donné un corps. Je t’ai choisi entre tous les hommes pour te faire chrétien. Entre tous les chrétiens pour te faire français. Et entre tous les Français pour te faire scout. Pense aux millions d’infidèles qui ne seront jamais chrétiens et qui mourront sans savoir que je suis mort pour eux. Pense à tous les chrétiens qui n’auront pas le bonheur d’être fils du Royaume très chrétien et de descendre spirituellement de Saint Louis et de Sainte Jeanne d’Arc. Pense à tous les garçons de France qui n’auront pas la chance d’être scout. Tu crois que tu es scout parce que tu as voulu le devenir. En vérité, je te le dis, c’est moi qui t’ai élu en secret et qui te préparais pour que tu le deviennes. Car c’est une élection, car mes scouts sont une élite. Je t’ai élu, je t’ai distingué, je t’ai choisi. Je t’ai aimé gratuitement. Tu n’y es pour rien. Je t’ai choisi, et tel est le mystère de mon amour. Et mon amour fait bien les choses.
Père Jacques Sevin

Servir Dieu et l’Église

L’époux et l’épouse. Le Christ c’est l’époux, et l’Eglise est l’épouse. Non, le catholique n’est pas vaguement déiste. Chacun d’entre nous ne bricole pas sa propre religion personnelle comme nous sommes souvent tenté de la faire par commodité. Demain, tu promettras aussi fidélité à l’Eglise catholique, fondée par les Apôtres. Demain, tu renouvelleras ton acte d’obéissance au Pape et à ce que l’Eglise nous enseigne depuis 2000 ans. Quelle autre institution peux se targuer de connaître mieux les hommes que l’Eglise ? Alors nous tous, écoutons les enseignements de l’Eglise, dans sa sagesse elle veut voir tout ses enfants sauvés.
Ma Patrie et l’Europe
Le scout d’Europe est tourné vers son pays. En 1899 lorsque Lord Baden Powell créé le scoutisme, l’Angleterre est en guerre. Et ce sont des jeunes de la ville, utilisés comme transmetteurs, messagers, sentinelles… que viendra la victoire. Le scout d’Europe est un français patriote. Le scout est un bon citoyen, serviable, désireux de servir son pays. Plus encore, le scout d’Europe est tourné vers ses frères Européens. Lors que tu rencontreras des scouts Espagnols, Polonais, Italiens, tu t’apercevras que ces dernier seront avant tout tes frères scouts puis ensuite tes voisins européens. Le scoutisme européen construit et solidifie l’Europe par l’amitié entre les enfants de chacun des pays de notre continent. Il protège la paix et réalise donc, tu peux en être sur, le souhait de Dieu.

Aider mon prochain en toutes circonstances

Le service des autres. Voilà ce à quoi tu t’engages et tu le sais. Mais pas un service « à la carte », un service quand tu en as envie, périodique. Mais un service constant, inconditionnel, chaque jour de ta vie avec ta bonne action quotidienne. Le devoir du scout commence à la maison, il ne se limite pas aux week-ends d’activité. Etre scout c’est un état, pas un hobbie comme ton club de tennis. Tu t’engages à aider les autres, partout ou tu seras, en toutes circonstances. Encore une fois il en va de ton honneur. L’honneur donne de la valeur à ton engagement. Regarde ceux qui trahissent, ont dit qu’ils n’ont aucun honneur, leur accorderais-tu ta confiance ? Non bien entendu.

Observer la loi Scoute

Cette loi est le fondement de ton engagement. Elle sera ta devise de vie à partir de demain. Connais les articles par cœur et applique les. Cette loi est simple, brève et pourtant elle est un vrai chemin de sainteté à la portée de tout garçon. La sainteté n’est pas faite que de coup d’éclats héroïques, elle est faite de petits geste quotidien. Puisque tu es baptisé, puisque tu es catholique, puisque demain tu feras partie de la grande fraternité scoute, alors tu dois vouloir être un saint. Bien sur, la chute, le pêché fera partie de ton quotidien, mais nous ne sommes pas jugés au nombre de fois où nous chutons mais au nombre de fois ou nous nous relevons. Respecte à la lettre cette loi et tu seras un Saint.

Et maintenant frère, médite dans ton cœur toutes ces paroles. Demain tu sera membre d’une nouvelle chevalerie au service et à la suite du Christ.
Meilleur scout puisque catholique, et meilleur catholique puisque scout.

Source :

Veillée de promesse
Troupe Ière NDD
20/10/12

L'année de la foi

Dans le Motu Proprio « Porta Fidei », le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi ». Elle a débuté le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013.
Porta Fidei est un document très complet et très référencé où le pape explique en une dizaine de points le pourquoi de l’année de la foi. Il est disponible comme beaucoup d’autres textes sur le site du Saint-Siège (taper année de la foi sur google).

Voici un extrait de SS le Pape Benoit XVI légèrement découpé et raccourcis.

Et aujourd’hui je voudrais réfléchir avec vous sur une question fondamentale : qu’est-ce que la foi ? La foi a-t-elle encore un sens dans un monde où science et technique ont ouvert des horizons encore impensables il y a peu ? Que signifie croire aujourd’hui ? En effet, à notre époque est nécessaire une éducation renouvelée à la foi, qui comprenne certes une connaissance de ses vérités et des événements du salut, mais qui naisse surtout d’une véritable rencontre avec Dieu en Jésus Christ, du fait de l’aimer, de lui faire confiance, afin que toute notre vie s’en trouve impliquée.

Une constatation :

Aujourd'hui, à côté de nombreux signes de bien, croît aussi autour de nous un certain désert spirituel. Parfois, on a comme la sensation, en apprenant chaque jour certains événements, que le monde ne va pas vers la construction d’une communauté plus fraternelle et plus pacifique ; les idées mêmes de progrès et de bien-être montrent elles aussi leurs ombres. Malgré la grandeur des découvertes de la science et des succès de la technique, aujourd’hui l’homme ne semble pas devenu vraiment plus libre, plus humain ; tant de formes d’exploitation demeurent, de manipulation, de violence, de vexation, d’injustice... Un certain type de culture, par ailleurs, a éduqué à agir uniquement dans l’horizon des choses, du faisable, à croire uniquement à ce que l’on voit et ce que l’on touche de ses propres mains. D’autre part, toutefois, grandit également le nombre de ceux qui se sentent désorientés et, dans la recherche d’aller au-delà d’une vision uniquement horizontale de la réalité, sont disposés à croire à tout et à son contraire.

Des interrogations :

Dans ce contexte refont surface certaines questions fondamentales, qui sont bien plus concrètes qu’elles n’apparaissent à première vue : quel sens cela a-t-il de vivre ? Y a-t-il un avenir pour l’homme, pour nous et pour les nouvelles générations ? Dans quelle direction orienter les choix de notre liberté pour un résultat bon et heureux de la vie ? Qu’est-ce qui nous attend au-delà du seuil de la mort ?
De ces questions, qu’on ne peut ignorer, il apparaît combien le monde de la planification, du calcul exact et de l’expérimentation, en un mot le savoir de la science, bien qu’important pour la vie de l’homme, à lui seul ne suffit pas. Nous avons besoin non seulement du pain matériel, nous avons besoin d’amour, de sens et d’espérance, d’un fondement certain, d’un terrain solide qui nous aide à vivre avec un sens authentique même dans la crise, dans les ombres, dans les difficultés et dans les problèmes quotidiens.
Mais demandons-nous : d’où l’homme puise-t-il cette ouverture du cœur et de l’esprit pour croire dans le Dieu qui s’est rendu visible en Jésus Christ mort et ressuscité, pour accueillir son salut, de sorte que Lui et son Évangile soient le guide et la lumière de l’existence ?
Réponse : nous pouvons croire en Dieu parce qu’il s’approche de nous et nous touche, parce que l’Esprit Saint, don du Ressuscité, nous rend capables d’accueillir le Dieu vivant.

Qu’est ce que la foi ?

La foi nous donne précisément cela : c’est une manière confiante de s’en remettre à un « Toi », qui est Dieu, qui me donne une certitude différente, mais non moins solide de celle qui me vient du calcul exact ou de la science. La foi n’est pas un simple accord intellectuel de l’homme avec des vérités particulières sur Dieu ; c’est un acte à travers lequel on s’en remet librement à un Dieu qui est Père et qui m’aime ; c’est l’adhésion à un « Toi » qui me donne espérance et confiance. Bien sûr, cette adhésion à Dieu n’est pas privée de contenus: avec elle, nous sommes conscients que Dieu lui-même s’est montré à nous dans le Christ, a fait voir son visage et s’est fait réellement proche de chacun de nous. Plus encore, Dieu a révélé que son amour pour l’homme, pour chacun de nous, est sans mesure: sur la Croix, Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu fait homme, nous montre de la manière la plus lumineuse à quel point arrive cet amour, jusqu’au don de soi-même, jusqu’au sacrifice total. Avec le mystère de la Mort et de la Résurrection du Christ, Dieu descend jusqu’au fond de notre humanité pour la ramener à Lui, pour l’élever à sa hauteur. La foi c’est croire à cet amour de Dieu qui ne fait pas défaut face à la méchanceté de l’homme, face au mal et à la mort, mais qui est capable de transformer toute forme d’esclavage, en donnant la possibilité du salut. Avoir foi, alors, c’est rencontrer ce « Toi », Dieu, qui me soutient et m’accorde la promesse d’un amour indestructible qui non seulement aspire à l’éternité, mais la donne ; c’est m’en remettre à Dieu avec l’attitude d’un enfant, qui sait bien que toutes ses difficultés, tous ses problèmes sont à l’abri dans le «toi» de la mère. Et cette possibilité de salut à travers la foi est un don que Dieu offre à tous les hommes. Je pense que nous devrions méditer plus souvent — dans notre vie quotidienne, caractérisée par des problèmes et des situations parfois dramatiques — sur le fait que croire chrétiennement signifie m’abandonner ainsi avec confiance au sens profond qui me soutient et soutient le monde, ce sens que nous ne sommes pas en mesure de nous donner, mais uniquement de recevoir en don, et qui est le fondement sur lequel nous pouvons vivre sans peur. Et cette certitude libératrice et rassurante de la foi, nous devons être capables de l’annoncer avec la parole et de la montrer avec notre vie de chrétiens.
Mais autour de nous, nous voyons chaque jour que beaucoup restent indifférents ou refusent d’accueillir cette annonce. La confiance dans l’action de l’Esprit Saint, doit nous pousser toujours à aller et à prêcher l’Évangile, au courageux témoignage de la foi ; mais, outre la possibilité d’une réponse positive au don de la foi, il y a aussi le risque d’un refus de l’Évangile. Le refus ne peut donc pas nous décourager. Comme chrétiens nous sommes le témoignage de ce terrain fertile : notre foi, malgré nos limites, montre qu’il existe la terre bonne, où la semence de la Parole de Dieu produit des fruits abondants de justice, de paix et d’amour, de nouvelle humanité, de salut. Et toute l’histoire de l’Église, avec tous les problèmes, démontre aussi que la terre bonne, que la bonne semence existe, et qu’elle porte du fruit.

La foi est donc avant tout un don surnaturel, un don de Dieu. Le Concile Vatican II affirme : « Pour exister, cette foi requiert la grâce prévenante et adjuvante de Dieu, ainsi que les secours intérieurs du Saint-Esprit qui touche le cœur et le tourne vers Dieu, ouvre les yeux de l’esprit et donne “à tous la douce joie de consentir et de croire à la vérité” » (Const. dogm. Dei Verbum, n. 5). À la base de notre chemin de foi se trouve le baptême, le sacrement que nous donne l’Esprit Saint, en nous faisant devenir des fils de Dieu en Christ, et qui marque l’entrée dans la communauté de la foi, dans l’Église : on ne croit pas par soi-même, sans la venue préalable de la grâce de l’Esprit; et l’on ne croit pas tout seul, mais avec ses frères. À partir du baptême, chaque croyant est appelé à revivre et à faire sienne cette confession de foi, avec ses frères.
La foi est un don de Dieu, mais également un acte profondément libre et humain. Le Catéchisme de l’Eglise catholique le dit avec clarté : « Croire n’est possible que par la grâce et les secours intérieurs du Saint-Esprit. Il n’en est pas moins vrai que croire est un acte authentiquement humain. Il n’est contraire ni à la liberté ni à l’intelligence de l’homme » (n. 154). Au contraire, il les implique et les exalte, dans un enjeu de vie qui est comme un exode, à savoir sortir de soi-même, de ses propres certitudes, de ses propres schémas mentaux, pour se confier à l’action de Dieu qui nous indique sa voie pour obtenir la véritable liberté, notre identité humaine, la véritable joie du cœur, la paix avec tous. Croire signifie se remettre en toute liberté et avec joie au dessein providentiel de Dieu dans l’histoire, comme le fit le patriarche Abraham, comme le fit Marie de Nazareth. La foi est alors un assentiment avec lequel notre esprit et notre cœur prononcent leur « oui » à Dieu, en confessant que Jésus est le Seigneur. Et ce « oui » transforme la vie, il lui ouvre la voie vers une plénitude de signification, il la rend nouvelle, riche de joie et d’espérance fiable.

BENOÎT XVI
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 24 octobre 2012

Les indulgences

Chaque grand moment de la vie de l’Eglise catholique s’accompagne d’indulgences (un pèlerinage, un jubilé…). C’est pareil pour l’année de la foi.

Tout au long de l’Année de la foi, proclamée du 11 octobre 2012 jusqu’au 24 novembre 2013, pourront recevoir l’Indulgence plénière de la peine temporelle pour leurs péchés, accordée miséricordieusement dans le Seigneur, applicable également à l’âmes des fidèles défunts sous forme d’intention, tous les fidèles vraiment repentis et ayant accompli la confession et la communion sacramentelle, et qui prieront selon les intentions du Souverain Pontife :

a. Chaque fois qu’ils participeront à au moins trois temps de prédications au cours des saintes missions, ou à au moins trois leçons sur les Actes du Concile Vatican II et sur les articles du Catéchisme de l’Église catholique, dans toute église ou tout lieu approprié ;

Il s’agit de participer à au moins trois « topos » paroissiaux (ou au scouts) par exemple sur l’approfondissement du Concile V2 ou du catéchisme.

b. chaque fois qu’ils accompliront un pèlerinage dans une Basilique papale, une catacombe chrétienne, une Église cathédrale, un lieu sacré désigné par l’évêque du lieu pour l’Année de la foi (par exemple dans les basiliques mineures et les sanctuaires dédiés à la Bienheureuse Vierge Marie, aux saints Apôtres et aux saints Patrons) et qu’ils participeront en ce lieu à une sainte cérémonie ou qu’ils s’arrêteront au moins pour un temps de recueillement suffisant, accompagné de pieuses méditations, se concluant par la récitation du Notre Père, la profession de foi sous toute forme légitime, les invocations à la Bienheureuse Vierge Marie et, le cas échéant, aux saints apôtres ou patrons;

Il s’agit de participer à un pèlerinage désigné par notre évêque pour l’année de la foi. Ou bien de se recueillir dans une basilique adaptée. On peut imaginer qu’Ars sera un des lieux probables.

c. chaque fois que, aux jours déterminés par l’évêque du lieu pour l’Année de la foi (par exemple en la solennité du Seigneur, de la Bienheureuse Vierge Marie, à l’occasion des fêtes des saints apôtres et patrons, de la Chaire de saint Pierre), ils participeront dans un lieu saint à une célébration eucharistique solennelle ou à la liturgie des heures, en ajoutant la profession de foi sous toute forme appropriée;

d. un jour librement choisi, au cours de l’Année de la foi, pour la pieuse visite du baptistère ou de tout autre lieu où ils ont reçu le sacrement du baptême, s’ils renouvellent les promesses baptismales sous toute formule appropriée.

En clair :
- Se confesseur
- Communier
- Prier aux intentions du St Père
Ça c’est la partie commune à toutes les indulgences plénières

ET remplier une des 4 conditions a/b/c/d dans le même temps, habituellement 3 jours – une semaine.

Source :

L’année de la foi
Ière NDD
WE-HP du 10/11/12

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Petite liste de bans

Un petit bonhomme
La main sur moi-même
Un pingouin
Je reprends ma valise
Je rentre dans mon étable
Ils sont vraiment phénoménaux
Ah quel bel homme
Va chez ta mère
Mes oreilles tombent elles
Mombo Sapin
Hello boys
Et moi qui croyais bien que ces gars là savaient rien faire
98,99, sensationnel
B-r-a-v-o Bravo Bravo Bravo
C’est un B un R un A, c’est un V avec un O
Ban de la carpe
Un bidon d'eau
Je tape d’un doigt
La bataille de Reichauffen
Et dia ! Olé !
Désespoir du scout d’Europe (En haut y’avait ? Rien)
On a bien ri à votre numéro
Et pour xxx hip hip hip houra
Momo la Reine des Mouettes
Nous sommes tous des cavaliers
La bombe
Le régiment espagnol (primera equipagio de la canoniera espagnola)
La maison de ma tante

Techniques d’expression

Les variétés des techniques d’expression.

Règle numéro 1 : Le sketch n’est pas une technique d’expression et il est réservé au fil rouge.
Règle numéro 2 : Utiliser plusieurs types de comiques dans une même intervention est la clef de la réussite.
Règle numéro 3 : Intervention mal placée (derrière les feux), intervention loupée.

Voici une liste non exhaustive de techniques d’expression :

- Cœur parlé
- Diaporama
- Mime
- Marottes
- Patates
- Ombres chinoises
- Ombres tchèques

Le cœur parlé

→ Les personnages ne sont pas forcément en ligne ! C’est beaucoup mieux si on disperse des intervenant sur la scène, dans les coulisses, en profitant des décors et pourquoi pas dans l’assemblée.
→ Oui, on peut se déguiser en cœur parlé. Par exemple quatre pépés corses sur un banc en cagoules qui regardent exploser les maisons des continentaux.

Pour que ce soit hilarant :
→ Il faut jouer sur les intonations des personnages qui doivent être décalées (une brute avec une voix de fille et vice-versa).
→ Il faut profiter du comique de répétition. Donner deux répliques à un personnage qu’il placera judicieusement au cours de l’histoire et le tour sera joué.
→ Il faut profiter du comique de situation. Le cœur parlé s’il est bien fait permet à l’assemblé de s’immerger dans la situation puisque comme tout est explicite cela fait travailler l’imagination.
→ Donner à un scout un rôle d’objet, c’est drôle : une pierre, la balle d’un fusil, le ciel…
→ Utiliser des onomatopées, c’est aussi drôle.

Le diaporama (ou clic-clac)

→ Une des clefs de la réussite : prévoir avant la veillée une bâche ou une toile suffisamment grande, bien tenue, en excluant les ponchos troués.
→ Un narrateur suffit. Il doit être placé derrière le drap de manière à ne pas voler la vedette au diapo, sauf peut être lors de l’introduction.
→ À moins d’avoir un rapport direct, toutes les positions doivent êtres variées. C’est à dire changer à chaque diapo le nombre d’acteurs présents, leur déguisement, leurs accessoires. Sinon c’est tout le temps la même diapo.
→ Les acteurs ne bougent pas ! Sinon ce n’est plus une photo.
→ Certains accessoires produisent un très bon effet : un feu, un briquet, une allumette, une lampe…

Le mime

→ A part au moment de l’introduction pour situer l’action, il n’y a pas de narrateur dans un mime sinon on perd l’intérêt du mime qui est de faire deviner à l’assemblée ce qui se passe.
→ N’hésiter par à ralentir les mouvement en mime pour que tous aient le temps de comprendre.
→ Il faut aussi amplifier les mouvement ie un grand geste pour ouvrir une porte ou pour prendre un tabouret dans une auberge.

Les marottes

Avantage : même si votre scénario est mauvais, si vos marottes sont belles ou rigolotes ce sera drôle.
Inconvénient : même si vous avez un bon scénario préparé, si vous marottes sont pourries ce sera pourri.

→ Il faut préparer les marottes. En camp, vous aurez tous de quoi faire des marottes. Voici plusieurs techniques de préparation :
- Chaussettes ou vieux coulant rembourrées sur un bâton, visage dessiné. Mais pas de bras.
- T-shirt sur une croix en bois avec une tête en ballon de baudruche. A deux ont peut passer les mains par les bras du t-shirt.
- Chaussette avec la main directement dedans.
→ Ne pas hésiter à faire prendre des accessoires aux marottes.
→ La préoccupation principale du marionnettiste doit être de tenir suffisamment haut et bien sa marotte.
→ Trois-quatre marottes c’est déjà beaucoup. Il faut compter deux scouts par marotte. Le premier tient le support, le lève suffisamment haut et l’agite un peu, le second parle et faut bouger les bras.

Patates

C’est compliqué mais les avantages sont les mêmes que les marottes. C’est facilement drôle. L’idée est de se dessiner un visage à l’envers avec votre bouche et les yeux sur votre menton. En sortant beaucoup la langue c’est drôle.
Prendre une voix espiègle. Par contre on ne peut pas faire bouger les mains.
Il faut se mettre à la renverse sur une malle et utiliser un drap pour couvrir tout sauf jusqu'à la bouche des acteurs.

Ombres chinoises

Derrière un drap blanc éclairé par derrière (il faut rajouter de bonnes lampes derrière). Ce sont les mains ou les corps des scouts qui font les ombres.
→ Jouer avec la perspective ! Un scout très proche du drap est petit, mais un scout à un mètre du drap est un géant.

Ombres tchèques

Mêmes conseils que les ombres chinoises sauf que ce sont des bouts de cartons découpés qui font les ombres.
A la base, chaque bout de carton était sur un bout de bois avec une bougie au bout.

 

Source :

Ière NDD
WE-HP 10/11/12

 

Bienvenue !

Bienvenue à toi, candidat Raider, Scout d’Europe, ou bien simple visiteur.

Le site de la promotion Pier Giorgio Frassati est destiné aux participants du Camp Raider AGSE 2012. Il est un véritable espace d’échange afin de développer la communauté Raider !

La majorité de ce site n’est accessible que sur inscription. Votre inscription devra ensuite être validée par l’Équipe Cimes et Raiders.

Tradi-Mytho-Mili-Pêchu

Une simple observation des mœurs et coutumes du milieu « tradi-mytho-mili-pêchu » permet de découvrir un sacré microbe, pour ne pas dire un virus, qui fait des ravages parmi nous : il s’agit du TPF, « Tout Pour la Frime » ou encore du QDLG, « Que De La Gueule ».

Soyons sérieux : Il est infiniment triste de voir des jeunes, et quand je dis jeunes, nous pouvons tous nous sentir plus ou moins concernés, qui sont pourtant des gars bien au départ, des gars qui ont souvent pas mal reçu (famille, milieu, scoutisme, ...) Mais qui se gâchent par manque d’idéal solide, par manque de profondeur spirituelle. Derrière leur belle apparence de « catho-tradi-mytho-pêchu », il n’y a hélas plus ou pas grand-chose. Oh, si on les croise dans la rue on se dit ‘‘Ça, c’est un type bien !’’. Le chèche, la coupe de cheveux, l’autocollant Espoir et Salut de la France derrière la voiture... tout y est ! Ouf ! On est rassuré ! Tout ça ne vaut RIEN si derrière il n’y a pas un désir brûlant d’aimer Notre Seigneur, de le Servir, de lui plaire... Tout ça ne vaut RIEN, si on ne désire pas être un SAINT ! Et c’est là-dessus que nous devons nous examiner chaque jour : oui ou non, ai-je le désir d’être un saint ? Est-ce que j’en prends réellement les moyens ?
‘‘Rien de moins ? ! !’’
NON ! Rien de moins ! On doit vouloir être un saint !
‘‘Doucement, doucement, on à 14, 16, 18 ans, on a le temps ! Laissez-nous nous amuser un peu...’’
NON ! Pas de temps à perdre ! La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ! Et il faut de l’héroïsme pour vouloir être un saint dans notre pauvre monde...
‘‘Mais on est jeune...’’
JUSTEMENT ! C’est avec tout l’enthousiasme fougueux de notre jeunesse qu’il faut nous lancer corps et âme, dès maintenant dans l’aventure de la sainteté. Cette aventure dure, exigeante, mais si belle et si exaltante, qui nous conduit vers les sommets ! Ne soyons pas des « petits bourgeois » de la sainteté ! Notre Seigneur veut tout, nous veut entièrement à lui, corps et âme. Il est mort pour cela. Soyons généreux ! Donnons-nous à lui, à fond, là où il nous veut.
‘‘Doucement, holà ! Ce sont des belles paroles, mais concrètement ?’’
Concrètement ? C’est tout simple ! Prenons la résolution de ne jamais être un contre-témoignage pour notre prochain. Nous avons l’étiquette « catho » sur le front ? Très bien ! Ça nous oblige à être des saints, sous peine de décevoir les autres. Ainsi, le catho qui triche en classe, c’est un contre-témoignage ! Le catho qui arrive à passer une journée sans prier, c’est un contre-témoignage ! Le catho qui flirt au bahut, c’est un contre-témoignage ! Le catho qui n’ose pas témoigner de l’exigence de la pureté par peur des moqueries, c’est un contre-témoignage ! Le catho qui n’ose pas réagir quand son prof sort des propos scandaleux ou erronés sur le Christ, l’Eglise ou le Pape, c’est un contre-témoignage ! Le catho qui se sent obligé de rire grassement aux histoires crades, sous peine de passer pour un type coincé, c’est un contre-témoignage... pas besoin de continuer la liste, examinons-nous plutôt sur le témoignage que nous osons donner autour de nous...
‘‘Houlà, c’est un peu trop dur pour nous, tout cela... c’est beau, ok, mais c’est trop difficile, ce n’est pas pour nous...’’
Oui, mais désolé, à 14, 16, 18 ans, il est grand temps de faire un choix :
· Soit j’écoute ma nature paresseuse. Je choisis alors de rester mouton parmi la masse anonyme des moutons, je choisis d’en rester à un idéal au ras des pâquerettes, au « que de la gueule », au juste nécessaire pour paraître « catho-tradi-mytho-pêchu » en soirée ou à la sortie de la Messe, je choisis de ne pas renoncer aux petits plaisirs faciles... je choisis de mener ma vie spirituelle pépère : Jésus, je ne lui en demande pas trop (sauf avant les examens...), en échange, Il ne doit pas trop m’en demander non plus...
· Soit je vise un peu plus haut, je suis un peu plus viril... Je me donne un grand coup de pied au cul, et je me jette dans l’aventure, corps et âme. Je refuse de me contenter d’être médiocre, ni même d’être moyen... Je veux être un saint ! Je sais ce que cela va me valoir : sourires moqueurs de la part des plus gentils, insultes, mépris, haine pour les autres. Tant mieux, ce sera toujours ça de plus à offrir au Christ. Et puis je ne suis pas seul : j’ai peut-être des amis qui partagent ce même idéal pour m’aider, j’ai en tout cas les anges, les saints, Notre-Dame, et puis... Notre-Seigneur : ‘‘Je ne vous laisse pas seuls !’’ a-t-Il dit à ses disciples. C’est vrai je suis faible, pêcheur, mais si je tombe, Jésus est là pour me relever, quelle que soit la gravité de ma faute. Je ne sais pas jusqu’où j’arriverai, jusqu’où tout cela va me mener, mais je fais de mon mieux et je m’abandonne : je renonce à moi-même, j’accepte de me donner avec tout l’enthousiasme et la générosité de ma jeunesse, là où je suis maintenant et, au moment venu (ça arrive très vite...), là où le Seigneur m’appelle : père de famille, prêtre ou religieux. Au Bon Dieu de décider ; moi, une seule chose m’importe : SERVIR, en faisant sa volonté. Avec une grande confiance, je me confie à Marie, ma Mère et ma Reine : c’est elle qui doit tenir la barre, et me mener jusqu’à son Fils.
Ce choix, il ne faut pas le repousser, le remettre indéfiniment à plus tard. Demain, dans trois jours, dans deux semaines, il sera peut-être trop tard... Et une fois que ce choix est fait, il nous faut le redire chaque jour de notre vie :
‘‘Seigneur, je suis bien peu de chose, mais pour Vous, je ne peux pas me contenter de peu. Vous me voulez saint, rien de moins... D’accord ! J’accepte cette mission et avec l’aide de Votre grâce, plaise à Dieu que je la remplisse, même et surtout si cela doit me coûter cher : mon confort, ma tranquillité, mes petits plaisirs, et peut-être un jour, mon sang... !’’
« Que tous les jeunes, et parmi eux tous nos scoutes et guides, soient assoiffés d’absolu, de pureté, de transparence, de joie et de sainteté ! »
Père Hyvernat

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