Le chemin du Seigneur est le sevice

« Le chemin du Seigneur est le service : comme Lui a réalisé Son service, nous devons aller derrière Lui, le chemin du service. Voilà le vrai pouvoir dans l’Eglise. Et je voudrais aujourd’hui prier pour nous tous, pour que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre cela : que le vrai pouvoir dans l’Eglise, c’est le service. Et pour comprendre la règle d’or qu’Il nous a enseignée par son exemple : pour un chrétien, progresser, aller de l’avant, signifie s’abaisser, s’abaisser. Demandons au Seigneur cette grâce. »

Pape François

21 MAI 2013

Aspirations à l'au-delà

Aspiration à l'au-delà

« Lorsque, devant la mer, le désert ou une nuit lourde d'étoiles on se sent le coeur tout gonflé d'amour inachevé, il est doux de penser que nous trouverons dans l'au-delà quelque chose de plus beau, de plus vaste, quelque chose à l'échelle de notre âme et qui comblera cet immense désir de bonheur, qui est souffrance et notre grandeur d'homme ».

« Notre désir de bonheur est trop démesuré pour qu'il puisse jamais être rassasié ailleurs que dans l'au-delà. Même corporellement, nous sommes ici-bas des insatisfaits. Aucun cheval ne peut galoper avec le monde pour piste, aucune planche de surf, aucune vague ne peut nous entraîner d'un bord à l'autre d'océans plus vastes que ceux que nous connaissons, aucun tremplin de ski ne peut nous lancer dans les espaces interplanétaires, aucune immensité ne peut contenter la soif d'infini de notre regard. Nous sommes bridés de toute part, alors que nous sommes faits pour l'illimité ».

Guy de Larigaudie

Avant le mariage.

Un livre éclairant et pudique sur un sujet pas si simple à vivre : Avant le mariage par le Père Louis (Éditions Artège).

Nous connaissons tous de jeunes fiancés catholiques qui souhaitent attendre leur mariage pour se donner l'un à l'autre. Pour parler vrai, nous en connaissons aussi qui « dérapent » de façon plus ou moins discrète et qui, après, essaient plus ou moins de s'en justifier. Et nous en connaissons de plus en plus, même cathos pratiquants, même Guides et Scouts d'Europe, qui ne voient pas ce qu'il y a de mal à avoir dès maintenant des relations sexuelles du moment qu'ils s'aiment, qu'ils sont prêts et qu'ils vont se marier prochainement.

C'est pour ces jeunes amoureux et ceux qui les connaissent, pour tous ceux qu'il accompagne dans des formations et préparations au mariage, que le père Louis, moine bénédictin et prêtre, ancien du mouvement, a écrit « Avant le mariage — Sexualité, affectivité, prière ».

Cet ouvrage a le mérite d'être à la fois facile à lire et profond; d'un ton familier et très exigeant; lucide sur les comportements contemporains et porteur du message de vérité de l'Eglise.

Je conseillerais volontiers de commencer par la deuxième partie: douze objections auxquelles le père Louis donne des réponses directes, en s'adressant au jeune couple supposé lui poser. Ces questions sont tellement dans l'air du temps ! Nous les avons toutes entendues. « C'est trop tard, nous avons déjà eu des relations ensemble... ». « Bravo à ceux qui choisissent l'option proposée par l'Église ! De notre côté, nous nous contentons de suivre la voie commune, sans nous démarquer de tous nos amis ». « En théorie, c'est très beau d'attendre le mariage; mais en pratique, c'est impossible à tenir et vraiment trop dur ». « Tomber amoureux à 18 ans et attendre cinq ou six ans pour se donner l'un à l'autre... c'est de la folie ». « Pourvu que ce soit un acte de véritable amour... ce qui compte, c'est d'être sincère »...

Que répondre ? Jeunes chefs et cheftaines, ne sommes-nous pas à moitié d'accord? Et si non, savons-nous, à temps et à contretemps, rendre compte de l'Espérance qui est en nous, dire la vérité sur le mariage, la vie conjugale et la famille?

Alors on se rend compte que la formation (anthropologique et théologique) qu'apporte la première partie de l'ouvrage est indispensable à qui veut témoigner de la cohérence de l'enseignement de l'Église, même s'il paraît tellement décalé avec les mentalités d'aujourd'hui. Le père Louis nous parle avec clarté et pudeur, dans un langage simple et direct, de « l'unique voie pour construire un mariage solide, une belle intimité, et un couple profondément chrétien ».

Ce livre est plein de délicatesse. Mais, en même temps, il est audacieux: on ne tourne pas autour du pot. Comme le souligne Mgr Marc Aillet dans la préface, « Les jeunes en ont assez d'un christianisme au rabais. [...I C'est faire confiance aux jeunes que de mettre en leurs mains un livre aussi exigeant. » 

Extraits choisis

C'est vrai, partager ensemble un plaisir soude les personnes entre elles. C'est le cas d'un sport pratiqué à deux, de la danse, d'un bon repas pris ensemble, et à plus forte raison, de ce plaisir si fort des relations charnelles.

Pourtant, faire ensemble un effort difficile soude bien plus encore. C'est le cas d'un long périple à pied, d'une aventure audacieuse vécue ensemble, ou d'une épreuve traversée à deux en se soutenant mutuellement.

Faire ensemble, pour des fiancés, le difficile effort de ne pas avoir d'intimité sexuelle avant le mariage peut établir entre eux une merveilleuse complicité. (page 24)
Le point faible du garçon, c'est son corps, c'est-à-dire la maîtrise de sa sexualité.
Le point faible de la fille, c'est son cœur, c'est-à-dire la maîtrise de son affectivité. (page 31)
On n'entre pas dans un sanctuaire par effraction, mais seulement au terme d'un long pèlerinage. Les fiançailles sont ce long pèlerinage, et le corps d'une femme est le sanctuaire de la vie. (page 50)
Les chrétiens des premiers siècles étaient désignés comme « ce peuple qui aime le corps ». (note page 82)
Être viril, ce n'est pas seulement dans le corps, mais d'abord dans la volonté [...] Plutôt que de commencer par étancher mutuellement sa soif de ressentis, ne vaudrait-il mieux pas commencer par muscler sa volonté? (page 143)

Seigneur, vos virages sont serrés, vos coups de freins sont durs... mais vous conduisez joliment bien! (père Jérôme, Car toujours dure longtemps, cité page 178)

***

Article par Marie de Bonnaventure, RS
Maitrises 170

Désactivation annuaire

Chers amis,

Nous lançons cette semaine les inscriptions aux promotions précédentes de Raiders, et plus généralement à tous les Raiders.

Pendant cette période, l'annuaire des Raiders sera désactivé le temps de trouver le meilleur moyen de gérer les permissions de chacun.

Rien d'autre ne change, il y aura toujours 2 articles par semaine comme prévu.

N'hésitez pas à en parler dans vos unités pour que tous les Raiders que vous connaissez s'inscrivent au plus vite et participent à la vie du site (onglet Blog > Proposer un article).

Tags: 

Tenez bon, jeunes français !

Jeunes Français, qui n'étiez hier encore que l'enfance de mon pays, vous êtes aujourd'hui poussés d'un coup au premier rang. Amis, j'ai entrepris de vous parler franchement, comme à des hommes. Entre le désastre et nous, en effet, il n'y a plus rien que votre jeune honneur, vous êtes la dernière chance et le dernier risque. Ce qui fut auparavant la jeunesse du pays a disparu en quelques années, en quelques semaines, dans une rafle immense, une rafle colossale, une rafle telle qu'aucune police militaire ou civile n’en eût osé en rêver de pareille, une rafle de millions d'hommes. Voilà ce que vous devez comprendre. Voilà le secret qu'on ne peut évidemment vous cacher, mais dont on s'applique souvent à détourner vos consciences. (...)

Oh ! Tenez bon, vous tous, tenez ferme partout, à l'école, au lycée, dans la rue, et d'abord dans vos maisons. Tenez bon, tenez ferme, gardez-vous, gardez-nous, soyez fidèles ! Aussi longtemps que vous tiendrez, amis, il restera de l'honneur au pays, assez d’honneur pour vous et pour nous.
Bernanos, Essais et écrits de combats – Message à la BBC, 1941

Offrir sa journée à Dieu

Offrir sa journée à Dieu

« Mon Dieu, je vous offre cette journée. Toutes mes actions, toutes mes pensées, toutes mes paroles, tous mes pas, tous mes gestes. Toutes mes joies et toutes mes tristesses. Tout ce que je pourrai faire de bien en ce jour, ô mon Dieu, je le dépose à vos pieds pour votre gloire et le salut des âmes ».

Guy de Larigaudie

Guy de Larigaudie

Une bête chassée à courre et forcée fournit un effort plus grand que le nôtre sur la chaîne birmane. Mais l'homme seul peut donner un sens à son effort. Le gamin de treize ans qui se lève un quart d'heure plus tôt pour faire sa gymnastique devant la fenêtre ouverte fournit un effort d'une valeur plus grande que la charge d'un troupeau de buffles.
La multitude des efforts humains vers le beau, le bien, le meilleur, fait monter l'humanité continuellement comme un mouvement de houle qui gonfle la masse de l'océan. Chaque galet, chaque grain de sable, chaque goutte d'eau chargée de sel use la falaise dans la sphère minime de son action. Chacun de nos efforts use ce qu'il y a de matériel et de terrestre en nous, et le mouvement de tous ces efforts humains est comme un mouvement irrésistible et éternel de galets et de houle qui creuse notre chemin vers l'infini.
Notre effort n'est pas inutile. Aucun effort humain ne peut être stérile.
La danse est la grande joie du jeu libre de tous les muscles portés par le rythme de l'orchestre, avec tout ce qu'ajoute de grâce et de charme une présence féminine. Avec de saines et claires partenaires, elle est jeu de roi. Mais, si elle se résume en la possibilité de s'étreindre pourvu que l'on tourne, alors elle devient mauvaise et source de péché.
Sentir vérifier un orchestre au rythme violent, une frénésie vous monter du ventre jusqu'aux dents. Sentir toute sa construction de pureté et de douceur, ne plus être qu'un échafaudage branlant, prêt à sombrer dans la violence, la joie brutale, l'aventure. Ne plus tenir debout que par une foi tenace, un acte d'amour, presque machinal mais fidèle au fond du coeur.
La chasteté est une gageure impossible et ridicule si elle n'a pour armature que des préceptes négatifs. Elle est possible et belle et enrichissante si elle s'appuie sur une base positive : l'amour de Dieu, vivant, total, seul capable de contenter l'immense besoin d'amour qui remplit notre cœur d'homme.
Nous ne sommes que des âmes déficientes dans de pauvres corps lourds de désirs. Mais nous vous aimons, mon Dieu, nous vous aimons de toute la force de ces pauvres âmes, de toute la force de ces pauvres corps.
Il est des heures lourdes où la tentation du mai vous tient si fort, si irrésistiblement, par tout le corps, que l'on ne sait plus que dire machinalement du bout des lèvres et sans presque plus y croire : Mon Dieu, je vous aime tout de même ; mais ayez pitié de moi.
Il est certains soirs où, assis au fond d'une église sans même pouvoir prier, ou dehors sous les étoiles pour sentir tout de même près de soi quelque chose de grand, on ne peut plus que répéter cette pauvre phrase, à laquelle on se raccroche comme à une bouée pour ne pas couler : Mon Dieu je vous aime tout de même !
Les pensées mauvaises choisissent le soir pour nous envahir, parce que les heures nocturnes sont propices à la fièvre de l'imagination et du corps. Une bonne manière de s'en rendre maître est de prendre sa couverture et de coucher tout bonnement à côté de son lit, sur le plancher. Notre frère l'âne, calmé, en demeure tout pantois et, dominées, les pensées mauvaises s'éloignent.
Au moment d'une tentations violente, alors que la volonté se défibre et quel le corps tout entier s'alanguit prêt à céder, il est bon, pour témoigner de s'obliger à une mortification minime : ne pas mettre de sel dans un potage trop fade, ou ne pas déplacer un objet qui vous gêne. Cet acte infime d'amour, mais qui demeure possible dans la pire débâcle apparente de l'âme, est comme un appel de la grâce et la volonté s'en trouve raffermie.
Mon Dieu, faites que nos sœurs les jeunes filles soient harmonieuses de corps, souriantes et habillées avec goût. Faites qu'elles soit saine et d'âme transparente. Qu'elles soient la pureté et la grâce de nos vies rudes. Qu'elles soient avec nous, simples, maternelles, sans détours ni coquetterie. Faites qu'aucun mal ne se glisse entre nous. Et que, garçons et filles, nous soyons, les uns pour les autres une source non de fautes mais d'enrichissement.

 

Citations choisies de Guy de Larigaudie sur le thème du corps. Maitrises, numéro 170 (mars-avril 2013)

L'importance de la foi dans notre vie (1925)

La foi est notre seule ancre de salut et nous avons besoin de nous y agripper fortement: que serait sans elle toute notre vie? Un néant, ou mieux encore, elle serait dépensée inutilement, car il n'est en ce monde que douleur, et la douleur sans la loi est insupportable, tandis qu'alimentée par la flamme de la Foi elle devient une chose belle et qui trempe notre âme pour la lutte, Aujourd'hui qu'il me faut lutter, je ne puis que remercier Dieu qui a voulu dans sa miséricorde infinie m'accorder cette douleur, afin que je puisse à travers les plus dures épines retourner à une vie plus intérieure, plus spiritualisée.

Un catholique ne saurait manquer de gaieté; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques; la douleur n'est pas la tristesse qui est une maladie pire que toute autre. Cette maladie est presque toujours produite par l'athéisme; mais le but pour lequel nous avons été créés nous montre que même si la voie est semée de beaucoup d'épines, cette voie n'a rien de triste; elle est joyeuse aussi au travers des douleurs.

Bienheureux Pier Giorgio FRASSATI

Le chemin de l'Amour

"Le chemin de l’amour selon le Christ est un chemin difficile, exigeant. Il nous faut être réalistes. Ceux qui ne vous parlent que de spontanéité, de facilité, vous trompent. La maîtrise progressive de notre vie, apprendre à être celui que Dieu veut, demande déjà un effort patient, une lutte sur nous-mêmes. Soyez des hommes et des femmes de conscience. N’étouffez pas votre conscience, ne la déformez pas, appelez par leur nom le bien et le mal. Inévitablement vous connaîtrez les contradictions d’une société dont on connaît bien les vices. Sans se départir de la charité, mais avec courage, il nous revient de construire d’abord en nous-mêmes, la forme de la société que nous voulons pour demain. La foi est un risque."

Message du pape Jean-Paul II aux jeunes rassemblés à Lourdes en la basilique Saint-Pie X, le 15 août 1983.

Testament spirituel de l'abbé Jean-Paul HYVERNAT

Le Père Jean-Paul Hyvernat était un prêtre du diocèse de Versailles.

Ordonné en 1983, il a été victime d'un accident mortel en montagne le 28 août 1991. Il avait alors 34 ans. Il revenait de Czestochowa où il avait prié et marché aux côtés de ces jeunes pèlerins qu'il aimait tant et auxquels il avait tant donné. C'est avec un groupe de ces jeunes pèlerins que l'abbé Hyvernat a trouvé la mort dans les Alpes : lors d'une halte au cours d'une ascension, un bloc de rocher s'est détaché et lui a broyé la jambe. Perdant abondamment son sang, il s'est éteint au milieu de ses amis pèlerins, vivant ce dernier quart d'heure comme il avait vécu toute sa vie : pleinement, saintement.

Voici son testament spirituel, rédigé le 12 janvier 1986, alors qu'il n'avait que 29 ans.

« Fait à Versailles, en la fête du Baptême de Notre Seigneur, Dimanche 12 janvier 1986.

Je demande pardon à tous ceux que j'aurais pu blesser ou scandaliser durant ma vie terrestre. Pardon à tous ceux qui auraient vu dans ma vie sacerdotale un contre-témoignage : le Sacerdoce est une réalité si belle qu'on ne peut que la trahir.

J'aurais voulu être un saint... j'aurais voulu que tous soient embrasés d'Amour, j'aurais voulu être un prêtre donné, mangé, j'aurais voulu que tous soient amoureux du Christ, j'aurais voulu absoudre tous les péchés de tous les pécheurs que j'ai rencontrés, j'aurai voulu que Marie règne en tous pour que tous soient à Jésus, j'aurais voulu faire aimer l'Amour, j'aurai voulu que l'Eucharistie soit le centre de ma vie, j'aurais voulu... Qu'un autre prenne le relais et monte à l'Autel et soit un saint !

Et priez pour le pauvre pécheur que je suis, moi qui ai tant trahi mon Dieu, moi qui n'ai pas su faire pénitence, moi qui ai tant besoin de la Miséricorde.

Que les jeunes, et parmi eux tous nos scouts et guides, soient assoiffés d'absolu, de pureté, de transparence, de joie et de sainteté.

Dieu est Amour. L'Eglise est belle, car elle sienne : guidé par Marie, je ne regrette rien de tout ce que j'ai contemplé en elle. Je rends grâce à Dieu pour la Sainte Eglise catholique et romaine, pour mon diocèse de Versailles, et je demande pardon à mon évêque de lui faire faux-bond !...

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, Louange et Gloire à l'Etoile de ma vie, Marie très pure.»

Jean-Paul Hyvemat, chrétien, scout, prêtre pour l'éternité.

Pages

S'abonner à Communauté Raider-Scout RSS